Article publié sur la page Facebook Deuils-Doulas de fin de vie, le 10 mai 2023
Marie-Christine Laville : On l’a oublié, mais les doulas fin de vie existent depuis la nuit des temps. Dans la tradition, pas forcément religieuse d’ailleurs, il y a toujours eu quelqu’un qui restait aux côtés des mourants : une dame, un voisin, des compagnes…
Le métier de doula fin de vie vient de cette histoire. Nous accompagnons et assistons sur demande les personnes atteintes d’une maladie avec pronostic vital engagé chez elles, leurs proches ainsi que les endeuillés par la suite.
Nous aidons le mourant dans son cheminement face à un décès prochain. La doula aide la personne à planifier ses dernières volontés ainsi que l’environnement dans lequel elle partira. Elle est aussi présente pour la famille, souvent très seule dans ces moments complexes. Il est aussi important de savoir que nous avons une approche laïque et non religieuse. Nous respectons toutes les cultures et les religions.
La doula est rémunérée. C’est important à savoir, car cela a un coût. Toutefois, elle entre dans le cas du service à la personne. Les familles peuvent bénéficier de crédits d’impôt. Une association a été créée récemment afin de collecter des fonds pour pouvoir aider à financer l’accompagnement de gens en deuil en fin de vie qui ont peu de moyens.
« En France, on peut mourir dignement. Mais ce qui manque, c’est la présence »
Concrètement, comment se passe l’accompagnement ?

